Henry Laurens sur l’orientalisme

C’est si intelligent, si clair et si utile que c’en est troublant. Ce qui m’impressionne en particulier, c’est combien le propos est peu idéologique[1] bien que que les différentes idéologies qui s’agitent sur le terrain en prennent pour leur grade. Laurens expose et ne semble défendre aucune thèse. Je me demande comment c’est possible, comment il arrive à faire ça. Je me dis[2] que c’est sans doute que le désir de savoir, le goût de la connaissance sont de puissants moteurs et de puissants régulateurs. Je pourrais dire l’amour de la vérité si je ne constatais que l’amour de la vérité, lorsqu’il est revendiqué, s’atteste surtout comme haine du mensonge or, chez Laurens, s’il renverse pas mal d’idoles au passage, et, semble-t-il avec une certaine jubilation contenue, le propos n’est jamais directement négatif, jamais explicitement contre.

La conférence reprend presque mot pour mot une intervention d’octobre 2011 aux Rendez-vous le l’histoire de Blois, dont on trouvera l’enregistrement ici: www.ekouter.net. Elle a été éditée dans le volume « Orientales IV » et on en trouve une ébauche en accès libre sur openedition.org (article de 2008).

  1. combien il est difficile de l’assigner à un camp
  2. peut-être parce que j’ai lu dans un résumé biographique qu’il s’est intéressé dès l’âge de dix ans à l’histoire

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