À propos d’un Nobel | Entendre et comprendre la poésie

Moulins à paroles (M@P)

Lorsque je me trouve près de quelqu’un, surtout lorsque c’est la première fois que je rencontre cette personne, et que nous conversons, il me semble que je ne vois pas bien son visage, que celui-ci m’apparait de manière confuse, dans un halo. Si bien que, si je la rencontre de nouveau, ne fût-ce que quelques jours plus tard, le risque est grand que je ne la reconnaisse pas. Et cette personne en sera alors fâchée, comme si la première fois que nous nous sommes vus, je n’avais pas fait bien attention à elle, je l’avais négligée, alors que c’est au contraire quelque chose de l’ordre de l’émotion, de la pudeur, et peut-être de l’amour, qui m’a empêché de mieux la voir, ou de mieux la regarder. Comme si son visage avait été un soleil qui m’avait ébloui. Dans les représentations qu’on donne de Méduse, son visage, dont on sait qu’il a le pouvoir…

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