Nietzsche sur l’Islam (L’Antéchrist, 1888)

L’Antéchrist = Der Antichrist (1888), §§ 59 et 60, trad. Jean-Claude Hémery (Gallimard, 1974)

Le christianisme nous a frustrés de la moisson de la culture antique, et, plus tard, il nous a encore frustrés de celle de la culture islamique. La merveilleuse civilisation maure d’Espagne, au fond plus proche de nous, parlant plus à nos sens et à notre goût que Rome et la Grèce, a été foulée aux pieds (et je préfère ne pas penser par quels pieds!) – Pourquoi? Parce qu’elle devait le jour à des instincts aristocratiques, à des instincts virils, parce qu’elle disait oui à la vie, avec en plus, les exquis raffinements de la vie maure!… Les croisés combattirent plus tard quelque chose devant quoi ils auraient mieux fait de se prosterner dans la poussière

Das Christenthum hat uns um die Ernte der antiken Cultur gebracht, es hat uns später wieder um die Ernte der Islam-Cultur gebracht. Die wunderbare maurische Cultur-Welt Spaniens, uns im Grunde verwandter, zu Sinn und Geschmack redender als Rom und Griechenland, wurde niedergetreten – ich sage nicht von was für Füssen – warum? weil sie vornehmen, weil sie Männer-Instinkten ihre Entstehung verdankte, weil sie zum Leben Ja sagte auch noch mit den seltnen und raffinirten Kostbarkeiten des maurischen Lebens! … Die Kreuzritter bekämpften später Etwas, vor dem sich in den Staub zu legen ihnen besser angestanden hätte

Lu un peu rapidement, ce passage paraît formuler le futur consensus « politiquement correct » que d’excellents esprits, comme Rémi Brague, et d’autres remettent en cause aujourd’hui et on pourrait éventuellement s’étonner de trouver ici Nietzsche. Le contexte (à lire après le saut) complexifie diablement la problématique. On y reconnaîtra divers courants de nos débats contemporains, y compris les plus glauques, curieusement mêlés.

59. […] Grecs! Romains! La noblesse de l’instinct, le goût, la recherche méthodique, le génie de l’organisation et de l’administration, la foi, la volonté d’un avenir humain, le grand « oui » à tout, tout cela visible et perceptible à tous les sens, le grand style, non plus seulement en art, mais devenu réalité, vérité, vie… Et cela, non pas réduit en cendres, instantanément, par un cataclysme naturel! Non pas foulé aux pieds par des Germains et d’autres pédestres balourds! Mais mis à mal par de rusés, de furtifs, d’invisibles et d’anémiques vampires! Non pas vaincu – seulement vidé de son sang!… Maîtres de la place, le désir rentré de vengeance, la mesquine envie!… Voir d’un seul coup tout ce qui est piteux, mal dans sa peau, hanté-de-mauvaises-pensées, bref tout le ghetto de l’âme, prendre le dessus! […] Ce serait se tromper du tout au tout que de supposer un manque d’intelligence chez les dirigeants du mouvement chrétien: – oh, ils sont malins, malins jusqu’à la sainteté, ces Messieurs les Pères de l’Eglise! Ce qui leur manque, c’est tout autre chose. La nature les a mal partagés: – elle a oublié de leur attribuer un petit capital d’instincts respectables, corrects, propres… Entre nous, ce ne sont même pas des hommes… Si l’Islam méprise le christianisme, il a mille fois raison: l’Islam suppose des hommes pleinement virils

60. Le christianisme nous a frustrés de la moisson de la culture antique, et, plus tard, il nous a encore frustrés de celle de la culture islamique. La merveilleuse civilisation maure d’Espagne, au fond plus proche de nous, parlant plus à nos sens et à notre goût que Rome et la Grèce, a été foulée aux pieds (et je préfère ne pas penser par quels pieds!) – Pourquoi? Parce qu’elle devait le jour à des instincts aristocratiques, à des instincts virils, parce qu’elle disait oui à la vie, avec en plus, les exquis raffinements de la vie maure!… Les croisés combattirent plus tard quelque chose devant quoi ils auraient mieux fait de se prosterner dans la poussière […] Voyons donc les choses comme elles sont! Les croisades? Une piraterie de grande envergure, et rien de plus! La noblesse allemande, au fond une noblesse de Vikings, y était dans son élément: l’Eglise ne savait que trop bien comment on tient la noblesse allemande… […] La noblesse allemande est à peu près absente de l’histoire de la culture supérieure: on en devine la cause… Le christianisme, l’alcool – les deux grands moyens de corruption… En soi, on ne devrait même pas avoir à choisir entre l’islam et le christianisme, pas plus qu’entre un Arabe et un Juif. La réponse est donnée d’avance: ici, nul ne peut choisir librement. Soit on est un tchandala, soit on ne l’est pas. « Guerre à outrance avec Rome! Paix et amitié avec l’Islam. » C’est ce qu’a senti, c’est ce qu’a fait ce grand esprit fort, le seul génie parmi les empereurs allemands, Frédéric II [Hohenstauffen].

Texte allemand:

59. […] Griechen! Römer! Die Vornehmheit des Instinkts, der Geschmack, die methodische Forschung, das Genie der Organisation und Verwaltung, der Glaube, der Wille zur Menschen-Zukunft, das grosse ja zu allen Dingen als imperium Romanum sichtbar, für alle Sinne sichtbar, der grosse Stil nicht mehr bloss Kunst, sondern Realität, Wahrheit, Leben geworden… – Und nicht durch ein Natur-Ereigniss über Nacht verschüttet! Nicht durch Germanen und andre Schwerfüssler niedergetreten! Sondern von listigen, heimlichen, unsichtbaren, blutarmen Vampyrn zu Schanden gemacht! Nicht besiegt, – nur ausgesogen! … Die versteckte Rachsucht, der kleine Neid Herr geworden! Alles Erbärmliche, An-sich-Leidende, Von-schlechten-Gefühlen-Heimgesuchte, die ganze Ghetto – Welt der Seele mit Einem Male obenauf! […] Man würde sich ganz und gar betrügen, wenn man irgend welchen Mangel an Verstand bei den Führern der christlichen Bewegung voraussetzte: – oh sie sind klug, klug bis zur Heiligkeit, diese Herrn Kirchenväter! Was ihnen abgeht, ist etwas ganz Anderes. Die Natur hat sie vernachlässigt, – sie vergass, ihnen eine bescheidene Mitgift von achtbaren, von anständigen, von reinlichen Instinkten mitzugeben … Unter uns, es sind nicht einmal Männer … Wenn der Islam das Christenthum verachtet, so hat er tausend Mal Recht dazu: der Islam hat Männer zur Voraussetzung …

60. Das Christenthum hat uns um die Ernte der antiken Cultur gebracht, es hat uns später wieder um die Ernte der Islam-Cultur gebracht. Die wunderbare maurische Cultur-Welt Spaniens, uns im Grunde verwandter, zu Sinn und Geschmack redender als Rom und Griechenland, wurde niedergetreten – ich sage nicht von was für Füssen – warum? weil sie vornehmen, weil sie Männer-Instinkten ihre Entstehung verdankte, weil sie zum Leben Ja sagte auch noch mit den seltnen und raffinirten Kostbarkeiten des maurischen Lebens! … Die Kreuzritter bekämpften später Etwas, vor dem sich in den Staub zu legen ihnen besser angestanden hätte […]. Man sei doch unbefangen! Kreuzzüge – die höhere Seeräuberei, weiter nichts! – Der deutsche Adel, Wikinger-Adel im Grunde, war damit in seinem Elemente: die Kirche wusste nur zu gut, womit man deutschen Adel hat… […] Der deutsche Adel fehlt beinahe in der Geschichte der höheren Cultur: man erräth den Grund … Christenthum, Alkohol – die beiden grossen Mittel der Corruption … An sich sollte es ja keine Wahl geben, Angesichts von Islam und Christenthum, so wenig als Angesichts eines Arabers und eines Juden. Die Entscheidung ist gegeben, es steht Niemandem frei, hier noch zu wählen. Entweder ist man ein Tschandala oder man ist es nicht … « Krieg mit Rom auf’s Messer! Friede, Freundschaft mit dem Islam »: so empfand, so that jener grosse Freigeist, das Genie unter den deutschen Kaisern, Friedrich der Zweite.

57 réflexions sur “Nietzsche sur l’Islam (L’Antéchrist, 1888)

  1. Bof. Si ce n’est cet art de la provocation, si typiquement nietzschéen, je ne vois rien de plus que ce que font les gaucho-gnangnans actuels, héritiers bêlants de Kant, et qui tapent « à donf » sur tout ce qui est chrétien, pour encenser d’autant mieux l’islam, en gommant ses horreurs intrinsèques, au nom d’un irénisme débile, et d’un droitdelhommisme « à sens unique ».

    Du moins, Nietzsche avait-il sans doute l’excuse d’une vue volontiers idéalisée et dégoulinante de romantisme à souhait de l’islam, comme elle était volontiers présente à cette époque au nom d’un « orientalisme de pacotille ».

    N’empêche ! bonjour la honte, pour celui dont le « grand style » tenait le romantisme comme une faute de goût…

    Et même s’il faut reconnaître que Nietzsche a apporté beaucoup à la philosophie par son regard critique et dévastateur sur les religions, en ce compris la « religion » des droits de l’homme, et qu’on lui doit, entre autres, d’en avoir fini avec la lourdeur de la bêtise kantienne qui sert de religion de substitution aux gaucho-gnangnans, ce passage montre qu’il ne faut pas hésiter à déconstruire aussi (1) la philosophie de Nietzche, comme il faut déconstruire toute philosophie pour voir ce qu’elle « a dans le ventre »

    Et alors, on se rend compte que sa vision de l’amor fati (l’amour du moment présent, du destin), en ce qu’elle le conduit (2) à se prosterner sans distance critique devant ce qu’il appelle « le réel tel qu’il est », peut être, le cas échéant, une grosse connerie. La même que celle qui amène son disciple Clément Rosset à rejeter « l’argument du bourreau » , jugeant celui-ci « banal et dérisoire » (banal, mettons ! …mais en quoi la banalité d’un argument en ferait-il quelque chose de dérisoire ?)

    (1) sans plus de pitié pour de « Nietzche le déconstructeur » que pour quiconque

    (2) au nom d’une transcendance qui ne dit pas son nom, ce qui, lorsqu’on connait l’aversion de Nietszche pour tout idéal externe, ne manque pas d’ironie…

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  2. > Naibed. Avez-vous lu la version longue de la citation? Si la version courte peut séduire et tromper ceux que vous appelez « gaucho-gnangnans », le contexte montre que l’éloge, teinté d’antisémitisme, que fait ici N. de l’islam l’est d’une culture virile, aristocratique et raffinée, très peu kantienne. Nul irénisme dans cet éloge et nul « droit de l’hommisme », au contraire. De ce point de vue, le supposer basé sur un « orientalisme de pacotille », ignorant des « horreurs intrinsèques » de l’islam, me semble assez gratuit. Abdelwahab Meddeb, qu’on ne peut supposer d’appréhension romantique de l’islam, relaie d’ailleurs cette appréciation de la qualité aristocratique de la culture musulmane.
    Je vous rejoins sur la nécessité de « déconstruire toute philosophie », en l’espèce aussi bien la position de vos « gauchos-gnangans », à quoi je suis enclin lorsque je me laisse aller, que celle de ceux qui les combattent, comme vous, en faisant de l’islam une nouvelle figure du Mal.

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  3. Peut-être que ce texte favorable à l’Islam tient à un fait essentiel : l’Islam, bien avant le protestantisme, est une religion sans prêtre. Dans le système nietzschéen, la critique du judaïsme et du christianisme est inséparable de celle du pouvoir pastorale. Accuser Nietzsche d’antisémitisme témoigne d’une lecture à contre-sens, ce que Nietzsche reproche au judaïsme, c’est d’avoir inventé la figure du prêtre. Commenter ainsi un texte sans son contexte est indigne.
    « Mais s’il en est ainsi à notre époque, la dignité de la philosophie est foulée aux pieds; il semble qu’elle soit elle-même devenue quelque chose de ridicule ou d’indifférent : de sorte que tous ses vrais amis ont le devoir de témoigner contre cette confusion et à tout le moins de montrer que seuls sont ridicules et indifférents ces faux serviteurs et ces indignitaires de la philosophies. Mieux encore, ils prouvent eux-mêmes par l’action que l’amour de la vérité est chose redoutable et puissante. » ( Considérations Inactuelles, « Schopenhauer éducateur »)

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  4. > Tim: J’ai du mal à comprendre votre commentaire au-delà des 2 premières phrases. Qui accuse ici, indignement, Nietzsche d’antisémitisme?

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  5. « l’éloge, teinté d’antisémitisme, que fait ici N. de l’islam » : mon commentaire répond à celui de MR. Effectivement, seules les deux premières phrases méritent d’être comprises et, il me semble, éclaireront le lecteur de l’extrait.
    D’ailleurs, l’utilsation du mot « antisémitisme » pour désigner l’antijudaïsme n’a aucun sens puisque le peuple sémite recouvre autant les juifs que les arabes.

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  6. > Tim. Effectivement, j’avais oublié l’incise (MR = cercamon, dépend de la manière dont je me logue…). Effectivement « An sich sollte es ja keine Wahl geben, Angesichts von Islam und Christenthum, so wenig als Angesichts eines Arabers und eines Juden. » + le contexte me semble indéniblement teinté d’antisémitisme. En d’autres termes certains thèmes nietzschéens sont parents de thèmes antisémites à lui contemporains. Ce n’est pas dire que N. est purement et simplement antisémite. Les simplifications polluent ici le débat philosophique.
    Quelques remarques:
    – Vouloir qu' »antisémitisme » ne désigne pas l’hostilité au peuple juif mais uniquement une hostilité globale à l’ensemble des peuples de langues sémitiques, c’est faire de l’étymologisme et c’est contraire à l’usage reçu. Ce qui est intéressant dans la citation, c’est en particulier que N., en opposant comme il le fait juifs et arabes, refuse l’appréhension globale d’un sémitisme qu’on trouve par exemple à la même époque chez Renan.
    – On peut effectivement opposer « antisémitisme » et « antijudaïsme » mais selon un argument contradictoire avec le vôtre: l' »antijudaïsme » étant l’hostilité à une religion et non à un peuple. Comme vous le dites le propos de N. ici est plus clairement anti-judaïque qu’antisémite. Reste que l’opposition entre les deux est moins évidente, dans les faits, qu’une conceptualisation grossière pourrait le faire croire (religion / race / culture).
    – Renvoyer au contexte (large) pour disqualifier une caractérisation perçue comme péjorative est une méthode de contre-exégèse apologétique contestable: il faudrait montrer précisément comment le contexte permettrait de comprendre autrement le passage cité. J’ai cité un passage assez long et cohérent et je ne crois pas pouvoir être accusé de tronquer des citations pour leur faire dire autre chose que ce qu’elles disent.
    Enfin si j’ai fait cette citation, ce n’était certainement pas pour accuser N. d’antisémitisme mais parce j’y trouvais une façon intéressante et problématique de thématiser l’Islam. Ce qui ne m’empêche pas de penser que la façon dont la question du rapport de N. à l’antisémitisme est traitée (ou évacuée) est insatisfaisante.

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  7. Si je ne m’abuse, le mot « antisémitisme » désigne, au moins depuis le XIXème siècle, un mouvement politique et doctrinal hostile exclusivement aux juifs et non à l’ensemble des peuples sémites. Les juifs sont précisément un peuple parmis d’autres peuples sémites qui se caractérise par une religion particulière.
    Quand un antisémite (puisqu’il faut bien les nommer par le nom qu’ils se donnent) critique la religion juive, il le fait dogmatiquement en défendant certaines thèses ( « ils ont tué Jésus », « le lobby juif » etc…).
    En aucun cas, la philosophie de Nietzsche ne peut être aparentée à l’antisémitisme, si ce n’est en tant qu’opposition radicale. Comme je l’ai écrit précédement, Nietzsche s’en prend aux juifs en tant que peuple qui a inventé le prêtre. Sur ce point je renvoie au Nietzsche et la philosophie de Deleuze et notamment au chapitre IV – Du ressentiment à la mauvaise conscience 7) Développement du ressentiment : le prêtre judaïque.
    Sur le rapport de Nietzsche à l’antisémitisme quelques citations claires : « Ne fréquentez personne qui soit impliqué dans cette fumisterie éhontée des races » (Oeuvres posthumes, trad. Bolle, Mercure), « Mais enfin, que croyez-vous que j’éprouve lorsque le nom de Zarathoustra sort de la bouche des antisémites ! » (Lettres à Fritsch, 23 et 29 mars 1887). Enfin, quand sa propre soeur se marie à un antisémite, il refuse d’assister au mariage.
    Enfin, sur l’éloge de l’islam par Nietzsche, il faut noter qu’elle n’est pas allée jusqu’à la conversion. Mon interprétation, je la répète, est que Nietzsche loue l’islam en tant que religion qui a renoncé au prêtre.

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  8. Merci d’annuler l’envoi intempestif précédent

    Je disais : il n’y a rien à déconstruire en ce qui concerne le combat contre l’Islam. Et ce n’est *pas* une nouvelle figure du Mal. L’islam est, de toute éternité une secte de frappadingues. Le wahhabisme et le salafisme ne sont pas des choses modernes, ce sont des mouvements qui ont pu prendre de l’ampleur déjà à partir de la fin des années ’30 (avec le Grand Mufti de Jérusalem et Hitler). Et qui ont animé les Frères musulmans, matrice génitrice de pratiquement tous les mouvements islamistes actuels, même chiites.
    C’est pour ça qu’il faut combattre sans férir cette secte et les imbéciles merdeux qui la soutiennent. Tout le reste n’est que considérations futiles, et d’hypocrisie sur fond d’irénisme

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  9. Monsieur Naibed, il me semble que vos connaissances de l’histoire sont un peu réduites et que vous avez tendance à imbriquer des évènements incohérents pour justifier une animosité qui rappel celle de gens pour qui le juif était le mal absolu … La haine est la même! le contexte et les circonstances annalogues … je vous appelle au discernement … l’Islam n’est pas le wahabisme, et autres mouvements qui s’en réclament … c’est réduire cette grande religion que d’agir ainsi … le mépris que vous lui portez n’est que la manifestation de votre petitesse et médiocrité…

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  10. pour moi Nietzsche n est pas un grand philosophe ces idees sont ceux d un reactionair .. il dit l islam meprise le christianisme…? ou il as trouver ca …facil dans son imagination..il dit n importe quoi …il est haineux …je ne sais pas comment on le considere comme un penseur …j ai lu certains commentaires ..je vous dit que meprise dieu puis glorifier un mec c est la folie

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  11. karis ton commentaire passe sans commentaire, il dégage une subjectivité et une ignorance sans égales.

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  12. Quand je lis ces extraits, je me dis « Oh Alain Soral doit être la réincarnation de Nietzche ! »…Trêve de plaisanteries, je rejoins les commentaires de Tim dans leur ensemble, rien à ajouter de ce point de vue là.

    Par contre, carton rouge pour Naibed: non content d’amener ce débat au point Godwin avec la fameuse blague du mufti de Jérusalem (il ne représente que lui même, et à ce que je sache les allemands et les italiens ne naissent pas faschistes parceque leurs gouvernements respectifs l’ont été à un moment donné de l’histoire) il termine sur des insultes et des propos terrrifiants qui en disent long sur son ignorance.

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  13. Nietzsche n’est pas allé jusqu’à la conversion peut être parce qu’il était intéressé par la réinterprétation mystqique de l’Islam, il me paraît évident qu’il y a un aspect mystique chez Nietzsche et même plus particulièrement gnostique ou hermétique, en cela il rejoindrait le soufisme…lire à ce propos « Nietzsche et le soufisme, proximités hermético-gnostiques » Michel Joris, L’Harmattan 2006

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  14. la seule religion de Nietzsche est celle de l’eternel retour qui est je le rappelle « une arme de guerre contre toute téologie » et toute téléologie.
    Par contre, effectivement, l’argument du bourreau de Clement rosset pose en effet la question du rapport entre l’Amor fati et l’eternel retour. Dois je aimer de qui est ou ce qui a subi le poids de la selection de l’eternité? En fait, la question qui se pose est celle de savoir si Nietsche avec son « Platonisme inversé » en a bien fini avec le dualisme.
    Dans la Naissance il parle de la dualité de l’un et du phenomène puis du flux de devenir et du perspectivisme et enfin de la volonté de puissance et de l’eternité.
    Il semble de mode de le lire en trois périodes, et de les systématiser chacune et ensuite de reconstruire un semba,t d’unité à partir des textes posthumes. Pire, d’autres semble voir dans l' »ANTI christ » la réalisation de sa métaphysique de réévaluation des valeurs! Dionysos contre le christ; pourtant Nietzsche avait parlé du surhomme comme de « Jules César avec l’ame du christ ».

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  15. Il ne s’agit pas ici de dire pour Nietzsche  » Vive l’Islam et à bas le christianisme !  »

    Les choses sont beaucoup plus subtiles, Nietzsche s’attache à déconstruire toute transcendance, à abolir tous les mondes supra sensibles. Si Nietzsche loue ici l’Islam c’est pour contrecarrer le christianisme car elle est selon lui la pire de toutes les religions.

    Pourquoi me demanderez vous ? Il suffit de relire la généalogie de la morale et de comprendre que c’est la religion qui se veut le plus universelle, Dieu s’est fait homme et s’est sacrifié pour les hommes, il faut comprendre ça en terme d’intériorisation et d’extériorisation de la douleur ( cf la formation de la culture dans la généalogie de la morale), dans le christianisme le créancier s’est sacrifié par amour de son débiteur , c’est là la pire des choses pour Nietzsche car cela fait du christianisme la religion capable de  » contaminer » le plus de personnes, en d’autres termes de ramener dans le troupeau des types de vies supérieures.

    Ce qui est surtout visé c’est la morale du christianisme : universelle et altruiste, rien de pire pour affaiblir des types de vies supérieures … Le type du prêtre est à ce propos la pire chose que Nietzsche dénonce, la « contre nature » incarnée, c’est aussi pour ça que l’Islam reste préférable au christianisme pour Nietzsche.

    Cependant n’oublions pas que pour Nietzsche chaque religion est  » un système de cruauté « , à partir du moment où l’on est dans un monde supra sensible on s’éloigne de la vie. De même la vision que Nietzsche avait de l’Islam était très exotique à cette époque, Nietzsche n’aurait jamais cautionné l’obscurantisme islamiste et d’ailleurs aucun obscurantisme quel qu’il soit. Humain trop humain est dédié à Voltaire , l’esprit libre qui a écrit  » Mahomet ou le fanatisme  » et 100 autres critiques des religions…

    La religion de Nietzsche est celle de l’esprit libre, le poseur de valeurs par delà bien et mal et au delà de toute conformité à un dogme religieux dont le pire demeure pour lui le christianisme avec sa visée la plus universelle…

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  16. N’est-ce pas étrange que jamais la moindre voix n’a défendu sur aucun média, qu’il suffit comme fondement des états l’association de la mise dans la case croyance de l’homme, la conviction de l’existence du gendarme supreme universel, qu’il ne pourra, ni ne saura jamais crée, et de la seule vraie démocratie qu’est celle directe, pour que cette association constitue le remede aux origines de tout les malheurs de l’humanité, que sont le narcissisme ethnnoctrique, le sentiment d’impunité et l’oligarchisme.

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  17. Les choses sont très simple, en témoigne l’étude comparée de l’histoire des civilisations en matière du pire. Ce n’est pas à la civilisation fondée sur la conviction de l’existence du gendarme supreme universel, que l’homme ne pourra, ni ne saura jamais crée, libre de toute ingérance étrangère, qu’imcombe le qque chose comme 1 milliard de victimes en 1 millénaire, ni la destruction de la plante, ni un seul écrit de la montage d’écrits racistes, esclavagistes, et génocidaire.

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  18. « […]Supposons cependant que les chrètiens n’eussent jamais reussi à repousser les Arabes; supposons encore qu’au lieu d’un climat froid et pluvieux qui ne pouvait excercer aucun attrait sur eux, les musulmans eussent rencontrés dans le nord de la France le même climat qu’en Espagne, et eussent cherché à s’y établir de façon définitive. Pour savoir ce qu’eût été dans ces hypothèses impossibles le sort du nord de l’Europe, il suffit de rechercher ce que fut celui de l’Espagne musulmane.Or,comme sous l’influence des Arabes, l’Espagne jouissait d’une civilisation brillante, alors que le reste de l’Europe était plongé dans la plus grossière barbarie, il est évident qu’au point de vue de la civilisation de l’époque, les populations chrétiennes n’auraient eu qu’à gagner à se ranger sous la bannière du Prophète (Muhammed). Adoucis dans leurs moeurs, les peuples de l’occident eussent sans doute évité ainsi les guerres de religion, la Saint-Barthélemy , l’inquisition, en un mot, toutes ces calamités qui ont ensanglanté l’Europe pendant tant de siècles, et que les musulmans n’ont jamais connues. […] »
    Gustave Lebon (19e) – La civilisation des arabes

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  19. « […]Les Arabes réussirent en quelques siècles à transformer matériellement et intellectuellement l’Espagne, et à la placer à la tête de toutes les nations de l’Europe. Mais la transformation ne fut pas seulement matérielle et intellectuelle, elle fut également morale. Ils apprirent, ou au moins essayèrent d’apprendre aux peuples chrétiens, la plus précieuse des qualités humaines : la tolérance. Leur douceur à l’égard de la population conquise était telle qu’ils avaient permis à ses évêques de tenir des conciles : ceux de Séville en 782 et de Cordoue en 852 peuvent être cités comme exemples. Les nombreuses églises chrétiennes construites sous la domination arabe sont également des preuves du respect avec lequel ils traitaient les cultes placés sous leur loi.
    Beaucoup de chrétiens s’étaient convertis à l’islamisme, mais ils n’avaient que bien peu d’intérêts à le faire, car les chrétiens vivant sous la domination arabe et nommés pour cette raison Mozarabes étaient traités, de même du reste que les juifs, sur le même pied que les musulmans, et pouvaient comme eux aspirer à toutes les charges de l’État. L’Espagne arabe étant le seul pays de l’Europe où les juifs étaient protégés, ces derniers avaient fini par y devenir très nombreux.
    À leur grande tolérance, les Arabes d’Espagne joignaient des mœurs très chevaleresques. Ces lois de la chevalerie : respecter les faibles, être généreux envers les vaincus, tenir religieusement sa parole, etc., [….] »
    Gustave Lebon (19e) – La civilisation des arabes

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  20. « […] Le Cid faisant brûler à petit feu un vieillard, pour lui extorquer son argent, nous semble un vulgaire barbare ; mais à cette époque, de telles actions étaient fort simples et tout autre chef chrétien eût fait comme lui. Pierre le Cruel, ayant invité le roi de Grenade, Abou Saïd, à sa cour, et trouvant admirables les bijoux qu’il portait, trouva tout naturel de le tuer traîtreusement pour s’en emparer.
    De tels actes n’eussent jamais été commis par des Arabes, et, en faisant prévaloir dans le monde les sentiments qui empêchaient de les commettre, ils ont rendu de puissants services à la cause de la civilisation.[…] »

    Gustave Lebon (19e) – La civilisation des arabes

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  21. « […]Si nous joignons à nos préjugés héréditaires contre les mahométans cet autre préjugé héréditaire également, et accru à chaque génération par notre détestable éducation classique, que toutes les sciences et la littérature du passé viennent uniquement des Grecs et des Latins, nous comprendrons aisément que l’influence immense des Arabes dans l’histoire de la civilisation de l’Europe soit si généralement méconnue. Il semblera toujours humiliant à certains esprits de songer que c’est à des infidèles que l’Europe chrétienne doit d’être sortie de la barbarie, et une chose si humiliante en apparence ne sera que bien difficilement admise .[…] »
    Gustave Lebon (19e) – La civilisation des arabes

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  22. “Comment une poignée de nomades, venus du fond de l’Arabie, auraient-ils pu imposer leur langue et la loi de l’Islam aux quinze millions d’habitants vivant sur les 600 000 kilomètres carrés de la Péninsule Ibérique ?” Ignacio Olagüe ( “Les arabes n’ont jamais envahi l’Espagne” chez Flammarion ).

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  23.  » L’Espagne, esclave de rois théologiens et d’évêques belliqueux, recevait à bras ouverts ses envahisseurs(…). En deux années les Arabes s’emparèrent de ce que l’on mit sept siècles a leur reprendre. Ce n’était pas une invasion qui s’imposait par les armes, c’était une société nouvelle qui poussait de tous les cotés ses vigoureuses racines. Le principe de la liberté de conscience, pierre angulaire sur laquelle repose la vraie grandeur des nations, leur était cher. Dans les villes où ils étaient les maîtres, ils acceptaient l’église du chrétien et la synagogue du juif.  »
    Blasco Ibanez fournit l’interprétation des faits de l’expansion rapide de la civilisation musulmane

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  24. « Tous ceux qui se sont renseignés sur les Franj ont vu en eux des bêtes qui ont la supériorité du courage et de l’ardeur au combat, mais aucune autre, de même que les animaux ont la supériorité de la force et de l’agression. » Oussama Ibn Mounqidh

    « La population de la ville sainte fut passée au fil de l’épée, et les Franj massacrèrent les musulmans pendant une semaine. Dans la mosquée al-Aqsa, ils tuèrent plus de soixante-dix mille personnes. »
    IBN AL-ATHIR

    « Bien des gens furent tués. Les juifs furent rassemblés dans leur synagogue et les Franj les y brûlèrent vifs » IBN AL-QALANISSI

    S’il est clair que les chiffres concernant le nombre de victimes sont fantaisistes, car Jérusalem comptait environ dix mille personnes avant les massacres, l’horreur réside moins dans le nombre des victimes que dans le sort réservé à la population locale.

    Les témoignages de chroniqueurs arabes sont corroborés par ceux de chroniqueurs francs:

    « Toutes les rues, toutes les places étaient couvertes de monceaux de mains, de têtes, de pieds. On foulait des cadavres d’hommes et de chevaux. Ce sont là les moindres horreurs … Vous ne me croiriez pas si je disais tout ce que j’ai vu … »
    Raymond D’AGUILERS sur la chute de Jérusalem en 1099.

    « … Le sang coula en si grande quantité qu’il forma des ruisseaux dans la cour royale et que les hommes y trempaient leurs pieds jusqu’aux talons … Craignant la mort et frappées de terreur à la vue de cette boucherie, les femmes et les jeunes filles se jetaient vers les pèlerins pendant qu’ils massacraient (…) suppliant des les épargner, en pleurant et en se lamentant. Les petits enfants, voyant la triste fin de leurs parents, augmentaient l’horreur de ces scènes par leurs cris horribles et leurs larmes amères. Mais c’était inutilement qu’on implorait la pitié des chrétiens; leur âme était si complètement livrée à la fureur du carnage qu’ils tuèrent tout et que pas un enfant à la mamelle ne fut épargné. Toutes les places de Jérusalem furent couvertes de monceaux de cadavres, de femmes, d’hommes et d’enfants. » Albert d’AIX

    « A Maara, les nôtres faisaient bouillir des païens adultes dans les marmites, ils fixaient les enfants sur des broches et les dévoraient grillés. » Raoul de CAEN.

    « Les nôtres ne répugnaient pas à manger non seulement des Turcs et des Sarrasins tués mais aussi des chiens. » Albert d’AIX

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  25. “L’Occident a dominé le monde non pas par la supériorité de ses idées, de ses valeurs ou de sa religion mais par sa supériorité à recourir méthodiquement à la violence. Les occidentaux l’oublient souvent, les autres ne l’oublient jamais. »
    Samuel Huntington

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  26. « Les musulmans sont stupéfaits de la barbarie de l’armée française, l’émir Abdel Kader lui fait assez tôt vers 1840 un traité de protection des prisonniers, alors que les conventions de Genève vont dater d’un siècle plus tard, il fait un règlement militaire pour protéger les prisonniers, les français eux ils coupent les couilles et les oreilles soyons clairs, c’est comme le scalp chez les indiens c’est les blancs qui l’ont inventé.  » Bruno Etienne Anthropologue – Extrait du documentaire « les trois couleurs de l’empire » visible sur Dailymotion

    Americo Castro, LA REALIDAD HISTORICA DE ESPAÑA, Mexico 1966, page 198.

    « Le Patriarche de Jérusalem écrivait à son collègue de Constantinople : ‘Ils (les Musulmans) sont justes, n’usent pas d’injustice et ne nous font pas violence.’. »
    Steven RUNCIMAN, A HISTORIY OF THE CRUSADES, 1968, tome I, p.27.

    « Les nouvelles de Palestine n’étaient pas encourageantes. Jacques de Vitry, qui y avait été envoyé comme évêque d’Acre, fit une relation amère de ce qu’il y avait trouvé en arrivant. Les Chrétiens d’Orient haïssaient les Latins et auraient préféré la domination musulmane. »
    Steven RUNCIMAN, A HISTORIY OF THE CRUSADES, 1968, tome III, page 146.

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  27. 13 avril 1234 Le sac de Constantinople par les Croisés catholiques Guerre de religion ou soif de l’or

    dimanche 13 avril 2008. 

    Source : Le Monde Série sur les guerres de religion Henri Tincq
    (…)Une ivresse d’or et de sang leur monte alors à la tête. Au son des trompettes, derrière une litanie de prêtres en ornements, les croisés se ruent dans la ville sainte des Grecs, tuent tout sur leur passage, massacrent les nouveau-nés, outragent des femmes, rouent de coups de vieux moines. Aucune église n’est épargnée. Ils brisent les icônes et répandent par terre « le corps et le sang du Sauveur ». Témoin des atrocités, Jean Masaritès, métropolite d’Ephèse, raconte qu’« ils versent du sang sur les saintes tables et, à la place de l’Agneau de Dieu sacrifié, traînent des gens comme des moutons pour leur trancher la tête ». Si fière de sa culture, Byzance voit s’envoler en fumée des tonnes de manuscrits de l’Antiquité. Car les croisés dépouillent aussi les bibliothèques, les palais et hôtels particuliers, les places et édifices publics de trésors que neuf siècles d’histoire ont entassés. Dans sa Conquête de Constantinople, le chroniqueur Robert de Clari assure qu’avant l’assaut les croisés avaient juré sur les Saints Evangiles qu’« ils ne porteraient pas la main sur les moines, les prêtres et clercs grecs et n’endommageraient les églises, ni les monastères ». Mais comment résister à la tentation devant les trônes et les autels, les reliques et les bijoux, les vaisselles d’or et d’argent, les étoffes brodées ? Les clercs de l’expédition ne sont pas les derniers à participer à la curée. Jamais ils n’avaient osé rêver à pareille manne. Les collections de reliques de Byzance sont les plus belles de l’histoire de la chrétienté. Martin de Pairis, abbé cistercien, et Pierre de Capoue, cardinal et légat du pape, puisent à pleines mains dans des chefs-d’oeuvre qui finiront dans les églises de France.(…)

    Henri Tincq

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  28. Je peux vous citer des sources occidentales démontrant qques centaines de millions de victimes, dont des peuples extérminés jusqu’au dernier, qui incombent à l’Occident, plus exactement à ses oligarchies, au cours des 6 derniers siecles.

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  29. J’en vois qui ont pour référence la délinquance intellectuelle contre ses semblables, par pur opportunisme. Les droits de l’homme n’ont au mieux existé que dans la derniere civilisation mésopotamienne, car ne peuvent exister que lorsque les peuples peuvent disposer d’eux meme et de leurs richesses, ce qui n’est possible que par seule vraie démocratie qu’est celle directe, et de leurs droits à ne pas pas etre pillés, massacrés, ou considérés inférieurs qui ne peuvent exister que par la conviction de l’existence du juge suprême universel que l’homme ne pourra ni ne saura jamais crée.

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  30. Je précise au passage que le salafisto wahhabisme qui est la négatiopn de l’islam, jusque dans son principal fondement, a été imposé par les oligarques prédateurs, à l’aide de la secte wahhabite, car ils ont vu en lui un allié objectif aussi bien pour trainer dans la boue la croyance qui ne permet pas ce qu’ils sont, que pour justifier leur guerre perpetuelle contre le monde musulman. Ttalibans, gia algériens, gspc, Ben Laden, zarkaoui ont tous été intaurés par les préadateurs à l’aide de leur secte wahhabite.

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  31. Le salafisme n’étant que le wahhabisme hors d »Arabie, pour dissimuler la main de la secte wahhabite, éxécutant les ordres de ses maitres prédateurs :

    […]Il en a toujours été ainsi, affirme Schwartz, en tout cas depuis qu’au XVIIIe siècle un obscur vagabond fanatique et sectaire du nom de Mohamed Ibn Abd el-Wahhab est devenu le maître spirituel d’une tribu saoudienne, la maison des Saoud, laquelle a mis la main, au début du XXe siècle, sur la plus grande partie de la péninsule Arabique. Son livre est, pour l’essentiel, une histoire du wahhabisme, qui est toujours la religion officielle de l’Arabie saoudite, une religion profondément médiévale, selon Schwartz.

    Pendant des siècles, le wahhabisme a violemment combattu toutes les autres variantes de l’islam, et en particulier les écoles de pensée tolérantes et pacifiques, poétiquement mystiques, qui sont pour Schwartz le véritable et admirable islam historique. Il est convaincu que le wahhabisme, qui a inspiré Oussama Ben Laden et les talibans d’Afghanistan, est la menace la plus redoutable à laquelle doivent faire face aujourd’hui les forces de la tolérance et du pluralisme.

    « Le wahhabisme, écrit-il, célèbre et exalte la mort sous toutes ses formes, le suicide de ses fidèles, le massacre collectif pour lutter contre la civilisation et, par-dessus tout, le refus de la pitié qu’incarne l’islam. La guerre contre le wahhabisme est donc une guerre à mort, de même que la Seconde Guerre mondiale a été une guerre à mort contre le fascisme. Mais le triomphe sur la mort est la victoire de la vie. »

    Comme on voit, le journaliste-écrivain Stephen Schwartz ne mâche pas ses mots. Pour lui, les quatre mille membres de la famille régnante des Saoud sont « une grande mafia de parasites princiers ». Il tient les compagnies pétrolières occidentales, en particulier les associés de l’Aramco et « le personnel politique et médiatique américain qui la sert », pour responsables « de la fraude et de l’injustice qui continuent de régner en Arabie ».

    Contrairement à l’image qu’on s’en fait, dit Schwartz, l’ayatollah Ruhollah Khomeiny était à l’opposé de l’extrémisme wahhabite et représente, en fait, « la face pluraliste de l’islam ».

    Beaucoup ne seront pas d’accord, mais les opinions de Schwartz ne sont pas seulement exprimées avec vigueur. Elles s’appuient sur une vision solidement documentée de l’Histoire. Il sait aussi dégager des parallélismes qui donnent à penser. Ainsi, il montre comment, dans la première moitié du XXe siècle, les Saoud et les wahhabites, en s’alliant et en s’alignant habilement sur l’impérialisme britannique, se sont arrogé un pouvoir absolu en Arabie saoudite. Ce qui ressemble beaucoup à la manière dont les Saoudiens sont en train d’utiliser les Américains pour faire accéder les wahhabites au pouvoir en Afghanistan. © The New York Times et J.A./

    l’intelligent 2002. Tous droits réservés.

    The Two Faces of Islam, The House of Saud from Tradition to Terror, Stephen Schwartz, Doubleday, 312 pp., 25 US dollars. Jeuneafrique.com : Du mauvais côté de l’islam

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  32. Ici la manipulation des masses néocons sous couvert de philosophie :

    (…) » Le douteux bricolage de Bernard-Henri Lévy (Le Monde Diplomatique)

    « (…) Tout au long du livre, Lévy distille son mépris pour l’islam et ce qui ressemble à de la haine pour le Pakistan(…)
    Pourtant, Lévy ne fait aucune distinction entre les Pakistanais laïques et leurs rivaux islamistes, entre les militaires et les démocrates, entre la variété barelvi de l’islam, influencée par le soufisme, et ses formes wahhabites et deobandi (6), plus intolérantes, qui resurgissent avec force et se propagent rapidement dans un pays qui, en raison du considérable financement des madrasas extrémistes par l’Arabie saoudite, se radicalise chaque jour davantage. Comment un auteur incapable de faire de telles distinctions entre les nombreuses composantes du Pakistan, par ailleurs concurrentes entre elles, pourrait-il commencer à comprendre une société aussi complexe et aussi fracturée ? (…) »

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  33. Barnabe sauf que chaque religion se définie par sa conception du divin. En islam il est l’absolu, avec tout ce que le mot absolu suppose, donc également absolue justice, aux chatiments punitifs et récompenses honorifiques aussi absolus (eternels) que lui. Tu rejettes tout ce qui s’y oppose dans les haddiths, et tu aboutis à une simple conviction qui induit dans les consciences les valeurs véritablement universelles, et le garde fou de loin bien plus dissuasif que la justice des hommes, qui dissuade autant le plus puissant que le plus vulnérable. le soufisme est hélas utilisé par les médais à des fins de propagande contre l’islam, alors qu’il n’y a que l’islam compris tel qu’il se doit contre l’islam défiguré par l’ignorance ou la malveillance pour servir des interets purement personnels.

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  34. Ce collectif constitué essentiellement d’américains, en partie d’origine saxonne, installés depuis qques années en Indonésie, le leader d’origine anglo saxonne musicien multi instrumentiste chantant en turc indonésien et arabe, se produit ce mois-ci à Téhéran, alors que ce collectif pourtant sunnite est interdit en Arabie, parce que gouvernée par l’empire colonial anglo américain par sa secte wahhabite intrposée :

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  35. Autre morceau en turc, le collectif s’est donc visiblement imposé en Turquie et Indonésie, et fait ce mois-ci un concert en Iran :

    Le site du collectif:

    http://en.musikdebu.com/

    Que l’emporte l’honeteté sur la délinquance intellectuelle!

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  36. « (…) Les sionistes […]. Ils rabaissent la dignité des arabes et affirment que ces personnes sont cruelles et impitoyables. Ce sont des mensonges horribles, une grossière erreur de la part des sionistes. Ils accusent les arabes d’être hostiles vis-à-vis des juifs, alors qu’en réalité les juifs ont vécu en paix pendant très longtemps dans des régions arabes et sous la loi islamique: en Tunisie, en Iraq, en Iran, et dans bien d’autres pays. Nous, les juifs à travers le monde, nous ne renions pas ce fait. Et les arabes ont manifesté bien plus d’hospitalité que dans n’importe quel pays non-arabe. Mais les sionistes cherchent à altérer la réalité dans la mémoire des gens, alors qu’il s’agit d’une partie de l’histoire commune aux juifs et aux musulmans. Les sionistes modifient effrontément l’histoire, et en plus ils accusent les musulmans de violence à l’encontre des juifs, déclarant que ceux-ci veulent exterminer les juifs. Ils instillent cette crainte dans le coeur des juifs. Et cette attitude porte ses fruits empoisonnés. (…) »
    Date: 22 juin 2002
    le rabbin Weiss, membre du mouvement international Neturei Karta

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  37. […]Au niveau de l’Histoire, rien n’est plus faux que d’affirmer que le type d’esclavage pratiqué en Occident (Etats-Unis et Europe) fut pratiqué de tout temps et par toutes civilisations.En effet l’esclavage existe depuis la nuit des temps. Ce fut une époque où c’était même une mesure « humanitaire »!
    Je m’explique. Auparavant après les guerres, il fut d’usage de tuer tous les survivants ennemis.
    Puis on prit conscience que l’on pouvait bénéficier, là, de « main d’oeuvre » gratuite, alors on institua l’esclavage, épargnant, par la même, la vie des prisonniers de guerre, blancs, noirs ou jaunes. Les esclaves provenaient donc de prisonniers de guerre. Ces personnes pouvaient d’ailleurs souvent être libérées, se racheter, voire se marier avec leur maître, donc s’émanciper.
    Donc, « tant qu’il y avait de la vie, il y avait de l’espoir… »

    Voilà, résumé, l’esclavage pratiqué par les civilisations anciennes, et ceci est confirmé par d’illustres historiens. L’esclavage y fut donc un fait relevant de l’ordre économique, résultant du travail. Cela est bien clair, et, historique.
    Mais AUCUNE de ces civilisations n’avaient établi l’esclavage sur des critères RACIAUX, comme ce fut le cas en Occident! Cela, aussi, est historique.

    Aucune ne leur avait donné ce caractère exécrable d’une SERVITUDE PERPéTUELLE: en Occident l’esclave appartenait à son maître, toute sa vie, lui, ses enfants et toute sa descendance, POUR TOUJOURS!!
    Cela fut « sanctifié » par Le fameux Code Noir le 17 mars 1685, qui fut tout, sauf l’expression d’une aspiration abolitionniste.[…]

    […]Aucune de ces anciennes civilisations sus-nommées, n’a évoqué une exégèse tendancieuse des Ecritures pour se donner bonne conscience: telle que celle qui dit que la race noire fut maudite par Dieu à travers le mythe biblique de Canaan à Cham (Génèse 5/32, 6/10, 7/13,9/18-25, 10/5, etc).

    Aucune de ces civilisations n’ont eu leur « père Bartolomé de Las Casas » pour rappeler qu’il fallait DES NOIRS d’AFRIQUE comme esclaves pour aider les pauvres colons américains, car il lui semblait odieux d’exploiter ainsi…les Indiens…Mais les noirs, descendants de Cham, sont eux prédestinés, selon les Ecritures, à la servitude. Las Casas (entre autres), donna ainsi une justification à l’abominable exportation vers toutes les colonies occidentales. Il y eut aussi des bulles papales.

    Voilà, très succinctement, les différences. L’esclavage pratiqué alors par l’Occident procédait d’une idéologie de la supériorité raciale.
    Et nous sommes là, très, très loin des pratiques antiques. L’esclavage fut en Occident pratiqué selon un critère ethnique: une faveur réservé aux noirs!

    Rien n’est plus faux que d’affirmer que l’Occident ait été à l’avant-garde de l’abolition de l’esclavage tout comme affirmer que « l’abolition » réclamée par l’assemblée française en 1794 fut déterminante et « révolutionnaire ». Il convient d’établir une distinction entre la Traite et l’esclavage.

    1) la dite assemblée avait aboli l’esclavage mais pas la traite (le commerce d’esclave). Cela n’eut donc aucun effet sur le sort des malheureux extirpés d’Afrique pour améliorer le confort et l’économie des colons. La traite continua donc de plus belle. La première loi française à son encontre est datée d’avril 1818.

    2) outre des raids esclavagistes au coeur de l’Afrique, l’Europe provoquaient les guerres tribales en Afrique en excitant et armant les indigènes. Sachant que ces « guerres » leur ramènera leur lot de prisonniers pour remplir leurs navires négriers qui attendaient en rade.
    Toutes leurs expéditions étaient accompagnées, depuis l’Europe, de trafiquants d’esclaves. Pourquoi? Pour prôner l’abolition???

    3) La traite négrière ne prit fin que par un processus graduel procédant lui-même d’un faisceau d’éléments, moraux, économiques, stratégiques etc, qu’il est impossible d’exposer dans ces quelques lignes.

    Non, ni en 1794, ni le 1er janvier 1849, les colons ne se sont pas mis à embrasser leurs « frères esclaves ». Et tous savent pourquoi.

    Si les personnes d’origine africaines ne sont pas en droit, selon certains, de demander et obtenir réparation des séquelles, des abus, des viols de leur corps comme de leur conscience, alors, pour le moins l’Occident DOIT se repentir d’avoir menti sur Dieu, et demander pardon. […]

    […]les arabes furent en Afrique depuis l’an 700. L’influence islamique est là depuis l’an 700. Bien des cartes anciennes de l’Afrique tirent leurs origines des géographes arabes. Et sur ces cartes, francisées, de vastes régions d’Afrique sont appelées « Pays des Cafres » (traduire: pays des incroyants). Il s’agissait donc tout simplement d’une appellation géographique BIEN ANTÉRIEURE à l’esclavage « moderne » (raciste) de l’Europe. Ces derniers ont tout simplement repris une appellation arabe certes, mais PRÉ-existante, pour dénommer ces peuples d’Afrique. Les arabes, eux-mêmes ont une origine africaine! Ceci explique aussi pourquoi l’Islam fut et est toujours solidement implanté en Afrique, pourquoi 80% des esclaves importés au Brésil étaient musulmans, 50% pour les USA; pourquoi la colonie portugaise alors du Mozambique porte le nom latinisé de son ex-chef musulman africain Moussa Bin Beik. C’est ce que me révèle l’HISTOIRE.
    [….]

    Il y a 1400 ans que le Coran ne cesse de prôner la libération des esclaves comme un acte de grande piété. Tous les prétextes et le moindre abus des maîtres servaient à l’affranchissement des esclaves. Les esclaves devaient être traités comme un membre de la famille. La sagesse inhérente était une émancipation progressive qui préservât l’ordre et la réadaptation économique conséquente.
    La liste des versets concernés seraient trop longue, aussi je n’en mentionne que quelques uns, libre à quiconque de vérifier: Chap. 45:vers.5, chap.2:177, 24:33, 40:13, 4:94, 5:91, 4:29, 24:32.
    Le meilleur des croyants est le plus pieux, clame le Coran.
    Point de distinction de race ou de rang en Islam.
    L’histoire du fameux appel à la prière, l’Azaan, geste que répète, aujourd’hui, les musulmans sur les 5 continents, est éloquent: il fut ordonné par le prophète à un noir abyssinien, Bilhal, l’honneur de le faire pour la première fois dans l’Islam naissant.
    Le fils adoptif du prophète Mohammad (Paix sur lui) fut un esclave noir affranchi: Zaïd.
    L’épopée de l’Islam est jalonnée de faits de ce genre, et sont bien connus et reconnus. Aussi je n’insisterai pas plus sur cette fraternité prônée par l’Islam.[…]

    Mohammad Amine ALIBHAYE
    FRATERNITÉ DES MUSULMANS RÉUNIONNAIS

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  38. Nietzsche fait une courte allusion à l’Islam aussi, en termes fort peu élogieux, dans « La naissance de la tragédie »… mais je ne me souviens plus ni du passage ni de l’endroit précis.

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  39. Il semble que cette prétendue charge de N. contre l’Islam dans la Naissance de la tragédie soit une invention de la droite américaine. Ainsi on trouve dans la contre-wikipedia, Conservapedia (« the trustworthy encyclopedia »!):
    « However, Nietzsche spoke out against Islam citing that it was a force subsisting wholly on the denial of the individual. He posed in his work « The Birth of Tragedy » that Islam (among other religions) utilizes the restriction of necessary human desires such as love as a means of securing their permanence as a force of control.  »
    (dans l’article Nietzsche, sans référence).

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  40. Messieurs, vous oubliez que Nietzsche , dans ce même ouvrage qu’est l’Antéchrist affirme sur Mahomet, quelques aphorismes auparavant la chose suivante :  » … tyranniser les masses, former des troupeaux. Quel est le seul emprunt que plus tard Mahomet fit au christianisme ? L’invention de Paul, son moyen d’asseoir la tyrannie des prêtres, de former des troupeaux : la croyance l’immortalité- c’est à dire la doctrine du jugement. »

    Donc si les passages de ce site semble nous montrer un Nietzsche qui préfère l’Islam (réactif au demeurant comme toute religion) au plus universel et plus réactif poison du christianisme , il semble dans le passage que j’ai mentionné dire tout simplement que finalement l’Islam a pris le pire du christianisme ! Dois je en effet vous rappeller à vous, bons nietzschéens que vous êtes, que l’invention de Paul c’est le triomphe des forces réactives à leur summum ? Or en affirmant que l’Islam a seulement emprunté cet aspect du christianisme qu’affirme Nietzsche si ce n’est que l’Islam demeure tout aussi méprisant que le Christianisme quand à sa réactivité ( pour ceux qui ne comprennent pas ce terme, en langage nietzschéen comprenez dépréciation de la vie).

    Je vous remets la citation ( je ne me souviens plus du numéro exact de l’aphorisme mais je sais que c’est juste avant ceux qui sont cités ici ) : tyranniser les masses, former des troupeaux. Quel est le seul emprunt que plus tard Mahomet fit au christianisme ? L’invention de Paul, son moyen d’asseoir la tyrannie des prêtres, de former des troupeaux : la croyance l’immortalité- c’est à dire la doctrine du jugement. »

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  41. Quant à ceux , comme Kassambre, qui tombent dans la culpabilisation anti Occident laisse moi t’indiquer un excellent ouvrage de Petre Grenouilleau sur l’esclavage.

    Extrait de wikipédia : De 1999 à 2004, il est nommé comme membre junior de l’Institut universitaire de France, il est ainsi en mesure de rédiger un ouvrage de synthèse qui porte à la connaissance des lecteurs français les nombreux travaux effectués par les historiens américains ou anglais sur le sujet : Les Traites négrières. Essai d’histoire globale. Il reconsidère le sujet de la traite des Noirs, de façon globale, et sous ses différents aspects :

    * traite arabe ;
    * traite intra-africaine ;
    * traite européenne.

    A une question sur la querelle des chiffres concernant le nombre d’esclaves des différentes traites il répond [1] :

    « Il faut d’abord dire que le caractère abominable de la traite n’est pas corrélé aux chiffres. Le fait que la traite orientale – en direction de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient – ait affecté plus de gens ne doit nullement conduire à minimiser celle de l’Europe et des Amériques. En revanche, je suis surpris que certains soient scandalisés que l’on ose parler des traites non occidentales. Toutes les victimes sont honorables et je ne vois pas pourquoi il faudrait en oublier certaines. La traite transatlantique est quantitativement la moins importante : 11 millions d’esclaves sont partis d’Afrique vers les Amériques ou les îles de l’Atlantique entre 1450 et 1869 et 9,6 millions y sont arrivés. Les traites que je préfère appeler « orientales » plutôt que musulmanes – parce que le Coran n’exprime aucun préjugé de race ou de couleur – ont concerné environ 17 millions d’Africains noirs entre 650 et 1920. Quant à la traite interafricaine, un historien américain, Patrick Manning, estime qu’elle représente l’équivalent de 50 % de tous les déportés hors d’Afrique noire, donc la moitié de 28 millions. C’est probablement plus. Ainsi un des meilleurs spécialistes de l’histoire de l’Afrique précoloniale, Martin Klein, explique-t-il que, vers 1900, rien que dans l’Afrique occidentale française, on comptait plus de 7 millions d’esclaves. Aussi n’est-il sans doute pas exagéré de dire qu’il y en eut peut-être plus de 14 millions, pour le continent, sur une durée de treize siècles. »

    Son ouvrage a été plusieurs fois récompensé en 2005 : il a ainsi reçu le prix de l’Essai de l’Académie française, le prix du Sénat du Livre d’Histoire, le prix Chateaubriand. Il montre que la traite n’a jamais revêtu un caractère génocidaire, car il n’y a jamais eu de volonté autre que mercantile de la part des négriers et certainement pas celle d’exterminer leur « marchandise ».

    Yves Lacoste, dans un compte rendu élogieux de 2005, déclare qu’il s’agit d’« un grand livre ! Et s’il s’agit bien d’histoire globale, le terme d’essai me paraît trop modeste puisque Olivier Pétré-Grenouilleau, outre l’exposé de sa réflexion personnelle, fruit de ses recherches, fait le point sur une masse considérable d’ouvrages et d’articles (en grande majorité de langue anglaise) qui traitent d’une immense question » [2].

    L’esclavage n’est en effet pas plus occidental qu’oriental, il faut arrêter avec ces conneries. Les premiers à vendre des noirs étaient des noirs d’Afrique eux même !

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  42. Si Nietzsche préfère encore l’Islam au christianisme c’est , comme l’a indiqué très justement une personne plus haut , que c’est une religion qui a renoncé au prêtre , de plus le christianisme est la religion qui, dans une perspective nietzschéenne, va la plus loin dans la réactivité contrairement aux autres religions ( et donc l’Islam) car la réaction consiste en un retournement de la douleur contre la force active ( premier moment, toutes les religions sont là ) mais le christianisme est encore pire en ceci que la douleur est , dans un second moment propre au christianisme, retournée contre la force réactive elle même ( cf la généalogie de la morale), le christianisme est donc encore plus réactif que l’Islam mais ce dernier n’en demeure pas moins, au même titre que les autres religions, un poison de réactivité.

    Au cas où vous auriez oublié : ” … tyranniser les masses, former des troupeaux. Quel est le seul emprunt que plus tard Mahomet fit au christianisme ? L’invention de Paul, son moyen d’asseoir la tyrannie des prêtres, de former des troupeaux : la croyance l’immortalité- c’est à dire la doctrine du jugement.” ( cf un aphorisme dans les 20 ou les 30 , extraits de l’Antéchrist)

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  43. Bbtos,
    tu fais une sérieuse erreur de lecture : d’abord tu cites un passage incomplet (première phrase tronquée..?), ce que je comprends moi est que, d’après N, l’invention que M emprunta à Paul n’est pas « …la tyrannie des masses, former des troupeaux » (qui n’est qu’un moyen de Paul d’après N.) mais « …la croyance de l’immortalité, etc. »
    Ce qui est tout à fait différent : N. s’en prend à la doctrine du jugement et encore en disculpabilise l’Islam…

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  44. tenez, voilà le texte de N. en entier – à chacun de juger !
    « Tenir pour sincère un Paul de Tarse, dont la patrie était le centre du rationalisme stoïcien, lorsqu’il arrange une hallucination en preuve de la “survie” du Rédempteur ou simplement lui prêter la foi qu’il raconte qu’il a eu cette hallucination, voilà qui serait pure niaiserie de la part d’un psychologue : Paul voulait la fin, par conséquent il voulait aussi les moyens… Ce que lui-même ne croyait pas, les imbéciles parmi lesquels il répandait sa doctrine le crurent. – Son besoin à lui, c’était le pouvoir : en Paul, c’était encore le prêtre qui aspirait au pouvoir, – tout ce qu’il lui fallait, c’étaient des idées, des enseignements, des symboles, grâce auxquels il pût tyranniser les masses, former des troupeaux. Quel est le seul emprunt que, plus tard, Mahomet fît au christianisme ? L’invention de Paul, son moyen d’asseoir la tyrannie des prêtres, de former des troupeaux : la croyance en l’immortalité – c’est-à-dire la doctrine du « jugement » »

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  45. Bonjour

    Les Tueurs net font de l’actualité un sujet de subversion et de la subversion un sujet d’actualité. Ils proposent un journal qui repose sur le point de vue d’un penseur qui a su mettre le feu aux poudres.
    http://www.tueursnet.com
    On peut y voir 4 films de 1h30 , trois sont en un seul plan séquence!

    Mais surtout pour le dernier journal : Les Tueurs Net proposent le point de vue paradoxal de Nietzsche sur l’Islam…

    Je vous laisse faire le détour… vous ne le regretterez pas !
    Bonne visite.
    Très cordialement.
    Emeline.

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  46. Nietzsche en effet considère que le christianisme est la pire des religions, dans « L’Antéchrist », il le démontre très bien, et c’est une parole de véritée. Dans le christianisme rien ne touche à la réalité, tout est imaginaire, rien que des effets imaginaires, un commerce entre des êtres imaginaires, l’absence totale de la notion de causes naturelles, une science de la nature imaginaire (authropocentrique), une psychologie imaginaire, …. Le christianisme ce bat contre le naturel, dans cette religion le « naturel » est synonyme de « condamable », et donc cet univers de fiction prend ses racines dans la haine envers le naturel (la réalité !). Mais alors qui donc voudrait s’échapper de la réalité par le mensonge? Et bien celui qui en souffre, celui qui vit une réalité sinistrée. Le Christianisme ce nourrit de la souffrance, prend racine en ce mensonge qui lui même prend racine en la souffrance, le christianisme est une religion de décadence, Dieu devient alors le dieu des régréssifs physiologiques.

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  47. Nietzsche est bien plus nuancé que ce que disent la plupart des comms ci-dessus. Il faut apprendre à lire ce philosophe.
    Nietzsche a écrit : « si je fais la guerre au christianisme, j’en ai le droit uniquement parce que je n’ai jamais rien vécu de chagrin ou de triste de ce côté là – au contraire les êtres les plus dignes d’estime que je connaisse ont été les chrétiens authentiques…mes ancêtres mêmes étaient ecclésiastiques protestants, si je n’avait pas reçu d’eux un sens élevé et pur, je ne vois pas d’où me viendrait le droit de faire la guerre au christianisme…l’antichrétien même est la logique nécessaire du chrétien vrai. » (Fragments posthumes VIII, 3, 24 )
    Nietzsche avait la foi et ne fait pas du tout l’apologie de l’islam dans le texte de l’Antéchrist, il critique la morale, provoque, pour faire avancer les choses, et souhaite que foi et raison soient liées, c’est tout.

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  48. Nietzsche a dit: « Dieu est mort » signé Nietzsche, moi je dis: »Nietzsche est mort » Signé Dieu.

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  49. Une question me vient à l’esprit : a-t-on jamais étudié la thématique de la « virilité » supposée de l’homme arabe ? C’est une image que je retrouve chez Spengler et plusieurs auteurs coloniaux (orientalistes ou géographes notamment). Je me demande si ce caractère « viril » attribué aux hommes du désert n’est pas un produit du spencérisme (darwinisme social) ? Cette résistance à la dureté des conditions climatiques aurait, selon ces auteurs, forgé une psychologie particulière, un rapport au groupe, à l’honneur, au pouvoir voire au divin (il faut lire les biblistes s’extasiant sur la religion des hommes du désert et leur parallèle entre Abraham et Mahomet). La littérature d’aventure reprend à l’envie ces topoï. On peut en suivre la postérité dans l’univers SF de Frank Herbert. Il est frappant de constater chez ce dernier combien une forme d’heiddegerianisme mal digéré, d’antipapisme et de pensée libertarienne a forgé sa vision de la planète des sables. Alors, les Fremen fils illégitimes de Nietzsche ?

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  50. Toujours sur la comparaison entre Nietzsche et Herbert et la fascination exercée par l’Islam sur les auteurs réactionnaires (Spengler, Guénon etc.) : le « Lisan al Gaib » d’Herbert n’est-il pas l’ « el insan el kamil » d’Ibn Arabi et des soufis ? J’ai eu cette idée à la lecture d’un article sur Nietzsche et le soufisme :
    http://philosophique.revues.org/123

    Je précise bien que je ne catalogue en rien Nietzsche comme un auteur réactionnaire, loin de là. Disons qu’il y a des lectures nietzschéennes plurielles. Certaines sont libertaires … et d’autres confondent liberté et libertarianisme (comme la passionnaria du reaganisme, feu Ayn Rand).

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