Journal de Kafka (VII,82)

chez Laurent Margantin

Journal de Kafka

6.         Considéré du point de vue de la littérature, mon destin est très simple. Ma capacité à décrire ma vie intérieure onirique a rendu tout le reste accessoire, et tout ce reste s’est affreusement atrophié et ne cesse de s’atrophier. Rien d’autre ne pourra jamais me satisfaire. Or ma force pour cette description est tout à fait imprévisible, peut-être a-t-elle déjà disparu pour toujours, peut-être me reviendra-t-elle quand même encore une fois, les conditions dans lesquelles je vis ne lui sont toutefois guère favorables. C’est donc ainsi que je titube, je ne cesse de voler vers le sommet de la montagne, mais je peux m’y tenir à peine un instant. D’autres titubent aussi, mais dans des régions plus basses, avec des forces plus importantes ; menacent-ils de tomber, alors le parent qui marche justement pour cela à leurs côtés les rattrape. Mais moi je titube là-haut, ce n’est hélas pas la…

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