Cultures d’Islam: Rhétorique et politique

France Culture

On dit qu’Averroès n’a pas eu de descendance en langue arabe. La recherche est en train de démentir cet a priori. Avec l’Andalou Ibn Tumlûs (l’Alphagiag bin Thalmus des Latins, mort en 1223) nous disposons d’une preuve contraire.

  • La thèse qui ouvre l’émission, à savoir qu’une multiplication récente de découvertes invalide celle (thèse) classique qui voudrait qu’Averroès n’ait eu de descendance que chez les juifs et les latins n’est pas développée au-delà du cas d’Ibn Tumlûs, malheureusement. Quant à ce dernier, disciple direct d’Ibn Rushd, si j’ai bien compris, il semble qu’il ait, sur des points essentiels (par exemple sur la valeur probante du témoignage), divergé des positions d’Averroès au profit des thèses alors dominantes, par souci de pragmatisme selon Meddeb et son invité.
    La réflexion sur le témoignage est par ailleurs fort intéressante: comment son importance est exportée, du domaine juridique, vers les autres domaines du savoir.
    (Je cherche depuis des années à retrouver un exposé indien très clair qui posait que le savoir avait 3 sources: l’appréhension sensorielle, le raisonnement et la tradition. Ici la tradition est interprétable comme agrégation de témoignage…) – post by cercamon

Le Livre de la Rhétorique du philosophe et médecin Ibn Tumlûs (Alhagiag bin Thalmus), Introdution générale, édition critique du texte arabe, traduction française et tables par Maroun Aouad, Ed. Vrin, 2006