Lecture silencieuse (1ère synthèse) notes

1. Je ne sais pas si ce travail de recension là a été fait. Il deviendrait urgent à présent que je lise l'article de Balogh et celui de Knox. Comme l'hypothèse vers laquelle je pencherais serait plutôt du côté d'une utilisation socialement et fonctionnelement limitée (mais le tout serait de définir dans quelles proportions) de la technique de lecture silencieuse au moins depuis le 5e siècle avant, une telle recension serait utile, au moins pour deviner le dessin de cette limite.

2. Voir ce passage de Dennett, vers la fin de Kind of Minds, où il suppose comme condition préalable de l'apparition de la parole la possibilité (l'utilité) du secret. J'ai été déconcerté lorsque je l'ai lu.

3. C'est un fait régulier dans l'histoire des innovations techniques, en particulier dans le domaine des techniques de l'information, que ces dernières commencent par souffrir d'un déficit de dignité par rapport aux techniques qu'elles remplacent. Il en est ainsi de l'écriture par rapport à la mémoire chez Platon, de l'imprimerie par rapport aux manuscrits à l'époque des incunables, de la photographie par rapport à la peinture, du cinéma par rapport à la littérature, pour ne rien dire de la télévision ou de l'internet! La technique nouvelle est d'abord utilitaire, bassement utilitaire. On ne lui concède d'abord que des usages utilitaires ou populaires.

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