Plutarque: Brutus, V (trad. Latzarus)

On dit encore qu'au moment où vint devant le Sénat la grande affaire de Catilina, celle de la révolution manquée, Caton et César s'étant levés en même temps pour exposer des avis différents, un billet fut apporté du dehors à César, qui le lut en silence. Alors Caton s'écria que César commettait des illégalités effrayantes en recevant des communications et des lettres des ennemis de l'Etat. Beaucoup de sénateurs s'associèrent bruyamment à cette protestation, et César tendit le billet, tel qu'il était, à Caton, qui en le lisant, reconnut un mot d'amour passionné de sa soeur Servilie. Il le rejeta à César en lui disant: "Tiens, ivrogne!" et reprit, depuis le commencement, l'exposé détaillé de son opinion.
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Plutarque: Sur la Fortune d’Alexandre (trad. d’apr. Babbit)

332F: Une fois qu'il lisait (dierchomenos) une lettre confidentielle de sa mère, et qu'Hephaestion, qui se trouvait être assis à ses côtés, la lisait ouvertement avec lui (aplôs sunanagignôskontos), il ne l'arrêta pas mais plaça sa bague sur la bouche de celui-ci, la scellant avec la confiance d'un ami (katasphagisamenos philikêi mistei tên siôpên).

340A: De fait, il est dit qu'une fois, comme il avait brisé le sceau d'une lettre confidentielle de sa mère et qu'il la lisait pour lui-même en silence (kai siôpêi pros heauton anagignôskontos), Hephaestion posant tranquillement la tête contre la sienne lut avec lui (sunanagignôsken); il ne voulut pas l'arrêter mais ôta sa bague et en plaça le sceau (sphagida) sur la bouche d'Hephaestion.

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