Le chemin (note à « rouleau 掛軸 »)

« l’homme sous ses deux formes: l’animal homme et la maison »

Le chemin aussi est trace de l’homme, comme le sont la maison
(ou le temple, ou le monastère, ou le pavillon au toit de chaume au bord du précipice)
ou la barque
(et d’elle je dirai peut-être quelque chose, après)
mais il ne peut comme elle représenter l’homme en face du paysage
(de la terre, de la montagne, des arbres et des eaux)
parce qu’il appartient aussi bien à ce qui dans la peinture est le non-humain, il fait partie de la montagne et de la terre
(et de l’eau lorsqu’il se fait pont).
Il est, le chemin, à la charnière entre l’humain et le minéral.

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Berenson: le paysage

le plaisir que nous donne le paysage réel n’est question d’oeil que de façon limitée; et, dans la plupart des cas, il s’accompagne d’un ressenti d’inhabituel bien-être. Le problème, pour le peintre, n’est pas purement de rendre les valeurs des objets visibles mais de nous donner, plus rapidement et infailliblement que ne le pourrait la nature, la conscience de ce bien-être extraordinaire.

I pittori italiani del Rinascimento / Bernard Berenson